Sites d’études : Les iles

Les îles représentent des laboratoires expérimentaux depuis Darwin, mais aussi des enjeux de conservation prioritaires. Les communautés insulaires sont particulièrement vulnérables face au problème d’extinction car les îles sont de superficies restreintes et les tailles de population souvent modestes; ainsi les changements environnementaux peuvent être brutaux et affecter l’ensemble de la population qui, souvent, a perdu une part de ses mécanismes de défense contre les prédateurs ou les parasites.

Alors que les îles représentent moins de 2% des surfaces émergées, près de la moitié des espèces d’oiseaux menacées d’extinction aujourd’hui sont insulaires; 11 des 16 espèces d’oiseaux éteintes au 20ième siècle se reproduisaient dans les îles, tropicales pour la plupart. Pour ce qui concerne les oiseaux, 218 sites ont été identifiés sur la planète comme particulièrement importants en terme d’endémicité; parmi eux, 77% appartiennent à la zone tropicale, et 48% sont constitués par des îles.

Une part prépondérante de la biodiversité est donc abritée par les îles tropicales. Chacun des DOM-TOM de la zone tropicale (excepté Wallis & Futuna) est d’ailleurs pour les oiseaux une zone d’endémicité reconnue. Dans ce contexte, nous travaillons depuis de nombreuses années sur l’avifaune des îles, qu’il s’agisse des oiseaux marins ou terrestres.

– Santo Antao, au Cap Vert ; plusieurs espèces de pétrels rarissimes se reproduisent sur cette île
– Pterodroma leucoptera, un taxon endémique d’un ilôt au large de l’australie. La population mondiale y est
de 1000 couples
– Un ilôt corallien du Vanuatu
– L’ilôt le plus nordique du Vanuatu est colonisé par des milliers de couples d’oiseaux marins

La France a une responsabilité très importante en terme de conservation du milieu marin. En effet, la Zone Economique Exclusive (ZEE) française est la deuxième plus importante au monde avec plus de 10 millions de km² et représente 8% des ZEE mondiales. Sur ces 10 millions de km², plus de 5 millions se situent par exemple autour de la Polynésie Française.

Ce territoire immense est d’une importance écologique capitale dans tous les domaines, notamment en ornithologie puisqu’il se situe dans l’aire de répartition (reproduction et/ou migration) de pratiquement toutes les espèces d’oiseaux marins pélagiques, comme les Procellariiformes (ou pétrels), du Pacifique.

Sites d’études : Marais Poitevin et Ile de Ré
Sites d’études : Marais de l’ouest et Marais de Rochefort